La Fille du Sacrifice

Après avoir présenté El Kouds en 2011 puis Sur le Chemin en 2014, Réhab Mehal revient au Festival pour une lecture de La Fille du Sacrifice, le dernier volet de son triptyque La Réconciliation qui aborde la multiple identité à travers le prisme de l’interculturalité. 

© Pauline Susini

Tout commença lors d’une visite de la Galerie des Offices à Florence. Ibra, croyante, arrière-arrière petite fille d’Abraham, se retrouva nez à nez avec le tableau du Caravage, le Sacrifice d’Isaac. Comme une flèche, il vint la percer.

Racontée sous la forme d’une épopée contemporaine, La Fille du Sacrifice est une enquête sur les origines de la croyance. Et ce à travers le point de convergence des civilisations judéo-chrétienne et arabo-musulmane : Abraham. Les trois religions monothéistes se réclament de lui, alors que son historicité reste floue. Un malentendu serait donc à l’origine des fondements de notre Histoire ? Quel est notre rapport inconscient à l’hérédité religieuse ? Que signifient l’épisode biblique du Sacrifice d’Isaac ou l’épisode coranique du Sacrifice d’Ismaël ? Quelle est la place du sacrifice dans le monde contemporain ?

“Le réel a comme besoin de la fiction pour advenir”, Abdelwahab Meddeb 

L’épopée La Fille du Sacrifice est le dernier volet du triptyque La Réconciliation de Réhab Mehal. L’autofiction El Kouds-ma Jérusalem et la performance Sur le Chemin en sont les deux premiers volets. Ils forment trois seule-en-scènes autonomes et interdépendants. 

Le triptyque place au coeur de son projet l’expérience de la subjectivité. À travers la trajectoire de la figure d’une femme européenne d’origine maghrébine, La Réconciliation offre au regard des spectateurs l’expérience de leurs perceptions personnelles sur la question de l’identité. Selon l’ordre dans lequel il verra les spectacles, le spectateur pourra se créer sa propre représentation de ce personnage, décliné sous trois aspects différents.

Ce texte a bénéficié de la bourse Claude Etienne, du soutien du Rideau de Bruxelles et du Centre des Écritures Dramatiques-Wallonie-Bruxelles.

Le 6 juillet à 11h

Durée : 1h20